mardi 18 mars 2014

In a New York state of mind

Il y a plusieurs semaines que j'ai écrit sur le blog... j'avais la plume moins habile et mon esprit était ailleurs, semble-t-il. J'ai suivi le courant et il me ramène maintenant devant mon écran.

La semaine dernière, mon chum et moi avons pris congé d'enfants (merci Amira!) et nous sommes allés à New York City (Brooklyn et Manhattan!) pour passer du temps ensemble et pour recharger nos batteries créatrices. 

J'adore Montréal mais, après un certain temps, j'ai besoin d'aller voir ailleurs pour mieux voir ce qui se trouve chez moi. Les destinations plus éloignées et exotiques sont hors de notre portée pour l'instant. Dernièrement, quand on voyage, c'est au Canada ou aux États-Unis. Et, franchement, je ne me fatiguerai jamais d'aller à New York. New York change tout le temps: on y découvre donc toujours de nouveaux coins, des petites boutiques indépendantes (et des chaînes que nous n'avons pas ici, soyons francs!), des restaurants où on mange comme des rois pour une bouchée de pain. On y trouve toutes les dernières tendances. Il y a un respect pour les vrais objets de luxe et la main d'oeuvre de qualité et la scène artistique est foisonnante. Il est dur de passer par là sans se sentir grandir intérieurement (ce qui, coïncidentalement, est inversement proportionnel à l'action de notre porte-feuille).


On the road again!
Nous avons passé deux petites journées là-bas, mais nous y sommes passés comme des tempêtes, explorant presque tous les coins de Williamsburg (le Plateau de Brooklyn) que nous étions anxieux de voir pour la première fois. La majeure partie de notre temps fut passée à explorer le Brooklyn Flea (duquel nous ramenons un buste de phrénologie, une lettre «C» en métal et des dessins d'un artiste local) et les magasins vintage du coin, à acheter des pickles chez McClure's et à se goinfrer de chocolat chez Mast Brothers. Et à Brooklyn, comme dans la city, nous avons mangé comme des rois (du grilled-cheese, en passant par les empenadas et les cupcakes au bacon!) et bu des cocktails extravagamment recherchés avec des arômes de fumée, des tintures et bitters maison et des alcools artisanaux faits sur place. Et que dire du café! J'ai appris lors de ce weekend, que la consommatrice avertie et la caféïnomane que je croyais être ont des croûtes à manger côté techniques d'infusion, de percolation et j'en passe... (à ce propos, j'ai déjà mis de côté à la bibliothèque des livres qui m'ont été recommandés à ce sujet chez Stumptown, la mecque du café. Vous pourrez bientôt m'appeler Barista Éparpillée!)


Notre nouveau buste de phrénologie, a.k.a. Angus
Le «C» de notre abracadabra provient du Brooklyn Flea
Je ne pourrais passer sous silence ma virée shopping newyorkaise. Je suis une marathonienne du magasinage (ce n'est pas un secret) et mon mari est un fidèle assistant lorsque j'attaque une boutique. Il est toujours patient et m'offre de sages conseils. Pour ma part, je suis sans pitié. Je traverse une boutique en quelques minutes, à peine, et j'ai développé l'oeil pour dénicher LE morceau pour moi. Je n'ai pas toujours été comme cela, mais j'ai appris à magasiner efficacement. Mes trucs pour sélectionner un vêtement? 
  • Toucher les tissus et apprendre à repérer les matériaux de qualité.
  • Prendre plus d'une grandeur pour l'essayage. Si j'habille normalement un Small, je prends aussi un X-Small et un Medium, puisque chaque compagnie possède ses propres chartes de tailles.
  • Si je fais WOW, je l'essaie. Si je fais BOF, il reste là.
  • J'essaie à la vitesse de l'éclair. Dès que j'hésite, c'est signe que ce n'est pas pour moi.
  • Après avoir choisi mes coups de coeur qui me font comme un gant et dont je suis éperdument amoureuse (il ne devrait rester que 2 ou 3 morceaux), je regarde le prix (pas avant!!!).
  • Si mon coeur et mon porte-feuille sont en accord, j'achète le ou les vêtements. S'il y a discorde, je remets le morceau sur les rayons et je réfléchis à la question pendant un ou deux jours. S'il me chicote encore après ce temps et qu'il est toujours disponible, je retourne le chercher. S'il est sorti de mon esprit, il n'était pas pour moi. S'il n'est plus disponible, je le recherche dans d'autres boutiques ou en ligne. S'il n'y en a vraiment plus, je fais confiance à l'univers... c'est qu'il y a quelque chose de mieux qui m'attend!

Cette fois-ci, mes victimes furent un sac-a-main en cuir taupe à l'aspect vintage, deux tops en dentelle, une tunique, un lariat, un bracelet et un chapeau seconde main en feutre que j'ai négocié aux Brooklyn Flea. Je suis aux anges!!! Nous avons fait les boutiques (Madewell, Free People et Frye, entre autres) et attaqué quelques classiques à Manhattan tels que le Lego Store, FAO Schwartz et Magnolia Bakery (duquel nous avons ramené des cupcakes pour mes parents!). J'aime magasiner autant les vêtements que les jouets et la nourriture. Notre arrêt obligatoire fut chez Whole Foods, une épicerie grande surface où l'on trouve tous les produits biologiques, équitables et étiques possibles et imaginables. Nous avons fait le plein de shampoing, de céréales et de beurre d'arachide style Kraft, mais complètement bio.


Avec mon nouveau (vieux) chapeau et mon délicieux drink fancy
Sur ce, à la demande de plusieurs de nos amis et notre famille, je vous laisse nos meilleurs adresses, nos coups de coeur pour un passage mémorable dans la ville qui ne dort jamais. 

New York ne dort pas, mais après deux journée aussi intense, je peux vous assurer que je dors comme un loire... et je rêve à tout ce que j'ai vécu là-bas!

See you soon NYC!

120 kiosques et 60 restaurateurs
À l'intérieur en hiver
80 North 5th St. (at Wythe Ave.), Williamsburg

Un classique japonais. On y trouve des bacs à revues, aux vêtements, aux meubles à assembler. Tout y est minimaliste. Même si ce n'est pas votre style, ça vaut le détour juste à voir.
Boutiques à Times Square, Soho, Chelsea et Cooper Square

Pour revoir votre définition du café. Ici, on a appris la différence entre un Chemex, un V60, un aeropress et j'en passe. Un café ne vous y coûtera que de 2 et 5$, mais vous y vivrez une expérience.  
18 W 29th Street, New York ou 30 W 8TH STREET NEW YORK
Aussi à Portland (Oregon), Los Angeles et Seattle

Chaîne d'épiceries de produits biologiques, équitables, mais surtout étiques. À noter, leur bar à salade et plats chauds qui nous renverse à chaque fois (pour manger sur place ou emporter). On en retrouve un peu partout aux États-Unis et à Vancouver et Toronto au Canada. Cette année, un nouveau magasin ouvrira à Ottawa. 
Third and 3rd, Brooklyn
ou Union Square (entre autres) à Manhattan

Pour acheter une tête de cerf empaillée, des insectes encadrés, ou des crânes sculptés dans des pierres semi-précieuses. On se croirait dans Indiana Jones. Allez-y pour zyeuter (si votre coeur le veut).
120 Spring St., New York

Resto italo-américain, authentique et peu dispendieux. Il vous faudra être patient, mais le jeu en vaut la chandelle. La chandelle, c’est : un sandwich au poulet parmigiano ridicule, des bâtonnets de mozzarella frits maison et des légumes tous plus renversants les uns que les autres. Mon chum dit y avoir mangé les meilleurs choux de Bruxelles de sa vie (bon, je vais devoir revisiter ma recette!).
248 Mulberry St. Between Prince & Spring (Little Italy), New York

Le camion se promène pour répandre la bonne nouvelle via macaronis au fromage et grilled-cheeses (en maintes variations, la mienne au cheddar, bleu, bacon et cornichon). Nous avons goûté leurs créations à Smorgasburg dans le Flea de Brooklyn. Visiter leur site ou leur feed Twitter pour savoir où les trouver. Vous me remercierez.

mercredi 22 janvier 2014

Refaire surface

Il y a trois mois que je n'allaite plus ma plus jeune et je commence, euhh enfin, j'ai l'impression de commencer à voir la lumière.

Pendant les presque quatre années qui se sont écoulées depuis l'arrivée de notre premier enfant, je n'ai pas chômé, au contraire. Mon aînée n'avait que 16 mois quand je suis retombée enceinte. Je venais à peine de finir d'allaiter ce bébé-là quand mon corps a été repris en otage par un autre humain pour autre 2 ans (mon calcul de grossesse+allaitement). Pendant ce temps, j'ai pondu presque deux livres avec mon mari, remonté sur scène entre les grossesses et après la dernière (donc remis mon corps plus ou moins en forme), monté une exposition solo de mes œuvres, élevé mes filles, tenu un jardin et fait une quantité non raisonnables de projets de cuisine et de DIY (do-it-yourself... désolée, mais il n'y a vraiment aucun équivalent français!) .

Certains se diront peut-être que je n'y vais pas de main morte dans mon choix de mots et que je suis dure avec mes enfants. Je ne crois pas. Je les aime. Je suis folle de mes deux filles. Mais la réalité de porter, de mettre au monde et de nourrir deux enfants avec mon corps a été plus difficile que je ne l'avais envisagé. J'avais pourtant un regard lucide face à la maternité, je crois. Je m'attendais à une route avec des embûches, son lot de difficultés et des nuits de sommeil écourtées, voire annulées. La vraie réalité a été encore plus difficile. J'entends ici tous ceux qui me disent: «Oui mais ton expérience est aussi plus valorisante et merveilleuse que tu ne t'y en attendais, non?». Je peux seulement dire que ceux qui se permettent ces commentaires appartiennent habituellement à une de deux catégories de gens: ceux qui n'ont pas d'enfant et ceux qui en ont, mais qui sont grands depuis longtemps et qui semblent, par une intervention divine, avoir oublié à quel point c'est dur d'être maman ou papa (avec chance, j'appartiendrai un jour à cette catégorie!).

J'ai aussi entendu beaucoup de commentaires à propos de mes exigences envers moi-même. Oui. Je suis exigeante. La réalité est que j'aime l'être. Pas d'un point de vue de fanatique, mais du point de vue d'une femme qui s'intéresse à plein de choses et qui considère une journée sans créativité incomplète. Je veux faire des choses de mes journées et, bien que je reste à la maison avec mes filles (de moins en moins, mais encore plusieurs jours/semaine), je ne peux me résigner à changer des couches et jouer aux blocs toute la journée. J'ai aussi besoin de vivre dans mon corps en faisant un peu d'exercice, de faire une bonne bouffe, de m'habiller avec intention, de travailler à une oeuvre d'art, de faire fonctionner mon ciboulot, de vivre dans un environnement en ordre, de passer du temps en amoureux avec mon chum et d'avoir 8 heures de sommeil (o.k., je mens ici, ce que je veux réellement, c'est 9,5 heures de sommeil... a girl can dream!).

Mais bon, la lumière a commencé à apparaître pour moi quelques semaines après la fin de l'allaitement de Pénélope. Coïncidence? Je ne sais pas.

D'abord, je dois avouer que je souhaitais l'allaiter longtemps, plus longtemps encore que je ne l'ai fait. J'ai allaité ma première fille 1 an et je m'étais donné 2 ans comme idée cette fois-ci. Pour plusieurs raisons, j'ai arrêté à 14 mois cette fois-ci. C'est à la fois une réussite et une défaite pour moi. Je suis heureuse d'avoir offert ce cadeau à ma fille. Je suis aussi déçue de n'avoir pas su continuer plus longtemps. J'admire les femmes qui le font, mais je ne juge pas celle qui ne le font pas. La réaction que je vis est face à ma réalité avec mon enfant.

Il n'y a pas de leçon, pas de morale à tout ce que j'écris ici. Il y a des faits, c'est tout. Nous avons décidé d'avoir deux enfants, mon mari et moi. Je les ai porté, mis au monde et allaité. Je suis si fière de moi. Je suis aussi soulagée. Enfin, je suis triste, puisque cette étape de ma vie est finie. La lumière que j'aperçois et qui me montre que les difficultés du début sont derrière moi, c'est aussi le signe que l'étape des bébés est derrière moi... dure réalisation.

Il n'y a pas de leçon, pas de morale à tout cela...? pas tout à fait. J'ai appris une chose: je dois apprendre à être flexible et à redéfinir mes attentes, continuellement... et ça, c'est loin d'être fini!

À la fin des contes de fées, il est toujours écrit, ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants, comme si c'était une finalité... personne ne parle jamais d'après. Il se passe quoi après? Je dois trouver ma propre réponse semble-t-il.

lundi 6 janvier 2014

Du nouveau pour la nouvelle année

J'adore les résolutions, ce n'est pas un secret. Mais plutôt que de vous parler de mes résolutions en long et en large, j'ai décidé d'agir cette année.

Je cours installer mon exposition à l'Institut de Santé Publique dès demain. Vous ne travaillez pas là? Pas de problème, puisque vous pouvez visiter mon exposition virtuelle sur ma page Etsy.

Vous y trouverez plusieurs œuvres, dont les deux plus récentes. Une plus romantique (idéale si vous voulez vous prendre à l'avance pour la Saint-Valentin) et une autre pour botter les fesses de la nouvelle année.

Bon 14!



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