lundi 6 mai 2013

Repos optionnel


Quand nos filles dorment, les projets reprennent de plus belle ici. 


Le seul hic, c'est que nos filles n'ont aucun intérêt à se coucher (le jour ou le soir). Elles ont de l'énergie à revendre et préfèrent de loin découvrir le monde à visiter le pays des rêves (ça me fait penser à quelqu'un ça...). Vous le voyez bien ici. Notre grande de presque 3 ans est particulièrement curieuse (son nouveau passe-temps favori est de nous passer en entrevue, calepin et crayon en main et de noter nos réponses). Notre plus jeune de 8 mois à peine est en plein mode exploration (sur le bedon aux pieds de maman ou en porte-bébé, son mode de transport préféré) et elle fait le tout en nous décrivant la scène à haute voix et le sourire débordant.

  



Maman n'a pas la priorité ces jours-ci! En attendant, je savoure les rares minutes libres avec un peu de couture, une série télé en allaitant la plus jeune (pendant la sieste de la plus vieille), de la cuisine, un mini projet déco pour illuminer nos fenêtres... et des rêves de potager (plus qu'une semaine avant l'ouverture officielle de notre jardin communautaire, yeah!)!

Pas le temps pour le ménage. On laisse les jouets sortis.

Par contre, j'ai certainement le temps pour un petit verre de vin...?








La valeur du sommeil est surestimée, non? Je dormirai dans quelques années. En attendant, les adultes sont un peu cernés, mais le bonheur a l'air de ça chez nous. Je ne le changerais pour rien au monde.

mardi 30 avril 2013

Petits pots de bulles

Si j'adore cuisiner, ce que j'aime par dessus tout en cuisine (comme dans le reste de ma vie d'ailleurs), ce sont les petits projets rapides qui donnent de merveilleux résultats quasi immédiats. Je cherche à me distancer de la culture de surconsommation par les divers gestes et décisions que je prends, mais je mentirais si je n'avouais pas que la gratification immédiate qui l'accompagne n'est pas quelquefois agréable. 

Pour moi, les sources de gratification se trouvent souvent cachées dans une pile de tissus, dans une visite à l'extérieur à respirer l'air frais ou, plus souvent qu'autrement, dans ma petite cuisine d'appartement. L'étroitesse des lieux est inversement proportionnelle au bonheur que j'y ressens à imaginer, créer, expérimenter les plats de notre quotidien... (et à les manger bien sûr!).

Mon dernier périple culinaire fut inspiré de Tamar Adler dans son livre Everlasting Meal (cadeau que j'ai reçu récemment). Elle suggère de faire mariner le fromage de chèvre pour le parfumer ou lui donner un deuxième souffle. Rien de mieux pour inspirer les lunchs du printemps, alors que l'on délaisse tranquillement les repas chauds au profit des salades et bruschette variées. C'est la touche finale parfaite pour décorer ces plats. Voici comment faire en moins de deux minutes!


Mettre au fond du bocal en verre les aromates choisis. J'y ai mis un piment fort, des graines de nigelle et de fenouil et une gousse d'ail. (Vous pourriez y mettre du sel, mais je choisis plutôt de saupoudrer de la fleur de sel juste avant de consommer.)


Façonner des boules de fromage de chèvre et les déposer dans les bocaux.


Ajouter une autre gousse d'ail (on n'a jamais assez d'ail!).


Couvrir le tout d'huile d'olive.


Et voilà le résultat! Un bocal rempli de merveilleux joyaux lactés.

Et la satisfaction immédiate, me direz-vous?

Les impatients peuvent y plonger la baguette immédiatement. Les plus sages mettront le tout au frigo quelques jours pour permettre aux épices, au piment et à l'ail de dévoiler leurs arômes et infuser l'huile de leur délectable parfum. (Le fromage se conserve ainsi jusqu'à 3 mois.)

Je ressens un immense plaisir et un calme presque méditatif pendant la réalisation du travail. C'est ainsi, curieusement, que j'éprouve une grande part de ma gratification... Et si cela ne suffit pas à me satisfaire, je sais au moins qu'il y dans mon frigo quelques petits pots remplis de bulles de bonheur qui ne font qu'attendre que mon estomac se manifeste.

mercredi 24 avril 2013

Ma vitre est un jardin de givre

Ne vous en faites pas. La neige n'est pas de retour à Brossard Beach. Ce n'est pas le froid qui a eu raison de mes fenêtres, mais celles-ci sont plutôt les victimes de mes nombreuses tentatives de déguisement.

Si je m'embraque dans une version 2.0 de vitraux maison (souvenez-vous de notre version d'hiver), c'est entre autres parce que mon voisin est méchant et aussi parce que la vue sur le stationnement du bloc appartement que nous habitons nous rapproche davantage du look bidonville apocalyptique que de la vue pittoresque de Toscane qui habite mes pensées (c'est beau dans ta tête, me dirait mon chum).

Aux grands maux les grands moyens.

Si j'avais envie de radicalement altérer le look de notre appartement, je n'étais toutefois pas prête à y laisser ma peau... ou le contenu de mon porte-feuille. Je me suis armée de papier vinyle mactac (vous savez celui qu'on utilisait pour recouvrir nos livres à l'école?).


J'ai trouvé le mien chez Omer DeSerres en liquidation, mais celui-ci se trouve aussi chez Dollarama ou dans les centres de rénovation. J'ai choisi un look frosté, mais translucide. Parfait pour embrouiller notre vue et me faire croire que je suis en Toscane (c'est beau dans ta tête, me répète mon chéri). C'est aussi parfait pour offrir à nos filles (et à nous aussi) un peu de vie privée et nous épargner des nombreuses distractions présentes de l'autre côté de la vitre à l'heure du souper ou de la sieste.



Je suis hyper heureuse du résultat! Et avec le béton et les voitures maintenant hors de vue, tout semble plus ordonné et serein à l'intérieur. C'est inspirant!

D'ailleurs, ne serait-il pas le moment parfait pour faire la farniente? Je m'y mets tout de suite. Après tout, c'est comme ça qu'on fait quand on habite en Toscane!

Va bene!
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