dimanche 14 août 2011
Pour terminer l'été en beauté...
Alors que les vacances tirent à leur fin et que la rentrée approche à grands pas, tous les moyens sont bons pour ajouter un peu de couleur en soi et autour de nous. Voici des idées, objets, activités qui stimulent ma créativité et qui m’inspirent à profiter de l'été jusqu'à la dernière minute. Laissez-vous inspirer...
lundi 8 août 2011
La curiosité est dans l'assiette
Selon moi, l'attrait de voyager et de découvrir un nouveau coin du monde se résume à l'architecture, les gens, l'histoire, les attraits culturels et la cuisine... surtout la cuisine! J'aime beaucoup cuisiner (et manger bien sûr) et si l'attention portée aux détails dans mon assiette est importante à la maison, ma curiosité face à la cuisine et ses secrets n'est que plus grande lorsque je quitte la maison.
J'adore découvrir de nouveaux ingrédients, de nouvelles approches culinaires, des techniques méconnues, des accords surprenants. Et lorsque je voyage, je suis toujours à la recherche du petit bijou de restaurant/épicerie/stand-de-coin-de-rue qui sert de la nourriture typique de l'endroit.
J'étais donc extrêmement heureuse de me rendre en Gaspésie pour déguster les trésors de la mer apprêtés avec amour et savoir-faire.
Quelle fut ma surprise de découvrir, qu'outre l'occasionnelle crevette, les Gaspésiens ne se délectent pas de leurs spécialités locales. Le poisson et les fruits de mer semblent plutôt réservés à la gent touristique qui peut les déguster plus souvent frits ou baignant dans la béchamel ou la mayonnaise (Hellmann's, quoi d'autre!) qu'autrement.
Et pourtant, les crevettes, le crabe, le homard, la morue, le saumon, les pétoncles semblent partout en images, sur les affiches annonçant le nom des villes et les mille et un t-shirts disponibles dans les boutiques souvenir...
Je généralise, me direz-vous. Certainement. Pourtant, je me questionne à savoir pourquoi les gens du coins ne profitent pas plus de ces merveilles qui sont à leur portée (et que ma fille et moi avons mangé en quantité non raisonnable, croyez-moi).
Je me rends compte, surtout depuis que ma petite fille a quitté les purées et qu'elle mange des aliments courants avec nous à table, que les habitudes alimentaires, les goûts et les dégoûts commencent dans la tête. Et que les idées et préconceptions que les gens se font de la nourriture forgent la grande majorité de leurs préférences. D'ailleurs, mon chum me parlait l'autre jour de Heston Blumenthal, le célèbre chef et auteur britannique. Dans son livre, The Fat Duck, il parle d''une étude qui a été faite auprès de personnes souffrant d'Alzheimer. On présentait à ces gens des mets qu'ils disaient détester avant d'être malade et, à la surprise générale, le dégoût face aux aliments disparaissait. Il semble donc que les goûts sont davantage forgés dans la mémoire et les expériences que dans les papilles gustatives.

D'où l'importance de créer des mémoires positives face à la nourriture. Qui se souvient s'être fait gâter avec une crème glacée, une barbe-à-papa ou un chocolat chaud? Pourquoi ne pas tenter de rendre plus agréable l'expérience face aux carottes, à la bette-à-carde et aux pois chiches?
J'admire les Italiens, les Indiens, les Chinois, les Japonais, les Mexicains (et j'en passe) pour leur réussite à cet égard. Pour chacun des ces peuples, il existe un rituel face à la préparation, la consommation et le partage de la nourriture qui transforme chaque simple repas en une fête. La nourriture n'a pas besoin d'être compliquée, mais on met toujours des aliments de qualité de l'avant: une tomate fraîchement cueillie, des oeufs frais, une aubergine qu'on a pris le temps de dégorger avec un bon sel de mer, un morceau de pain chaud nappé d'une huile d'olive de qualité, un fromage fin, une sauce longuement mijotée avec amour. Sans oublier les nombreuses herbes fraîches et épices qui peuvent relever le plus humble des plats de haricots, de riz ou de lentilles.
Lors de notre voyage de noces en Italie, mon mari et moi avons été frappés par la simplicité des mets qui nous étaient présentés: nous avons pourtant mangé certains des meilleurs repas dont je peux me souvenir. J'essaie donc de me remémorer mes expériences culinaires pour m'inspirer au quotidien dans la cuisine. Curieusement, j'essaie de simplifier mon approche et mes plats et je suis impressionnée du résultat.
Je vous mets donc au défi de manger simplement, mais de prendre le temps d'apprécier ce que vous mangez. Sous le soleil d'été, c'est certainement la meilleure chose à faire. Deux ou trois ingrédients mis à l'honneur et vraiment dégustés. Mmmm. Qui veut des crevettes de Matane?
J'adore découvrir de nouveaux ingrédients, de nouvelles approches culinaires, des techniques méconnues, des accords surprenants. Et lorsque je voyage, je suis toujours à la recherche du petit bijou de restaurant/épicerie/stand-de-coin-de-rue qui sert de la nourriture typique de l'endroit.
J'étais donc extrêmement heureuse de me rendre en Gaspésie pour déguster les trésors de la mer apprêtés avec amour et savoir-faire.
Quelle fut ma surprise de découvrir, qu'outre l'occasionnelle crevette, les Gaspésiens ne se délectent pas de leurs spécialités locales. Le poisson et les fruits de mer semblent plutôt réservés à la gent touristique qui peut les déguster plus souvent frits ou baignant dans la béchamel ou la mayonnaise (Hellmann's, quoi d'autre!) qu'autrement.
Et pourtant, les crevettes, le crabe, le homard, la morue, le saumon, les pétoncles semblent partout en images, sur les affiches annonçant le nom des villes et les mille et un t-shirts disponibles dans les boutiques souvenir...
Je généralise, me direz-vous. Certainement. Pourtant, je me questionne à savoir pourquoi les gens du coins ne profitent pas plus de ces merveilles qui sont à leur portée (et que ma fille et moi avons mangé en quantité non raisonnable, croyez-moi).
Je me rends compte, surtout depuis que ma petite fille a quitté les purées et qu'elle mange des aliments courants avec nous à table, que les habitudes alimentaires, les goûts et les dégoûts commencent dans la tête. Et que les idées et préconceptions que les gens se font de la nourriture forgent la grande majorité de leurs préférences. D'ailleurs, mon chum me parlait l'autre jour de Heston Blumenthal, le célèbre chef et auteur britannique. Dans son livre, The Fat Duck, il parle d''une étude qui a été faite auprès de personnes souffrant d'Alzheimer. On présentait à ces gens des mets qu'ils disaient détester avant d'être malade et, à la surprise générale, le dégoût face aux aliments disparaissait. Il semble donc que les goûts sont davantage forgés dans la mémoire et les expériences que dans les papilles gustatives.
D'où l'importance de créer des mémoires positives face à la nourriture. Qui se souvient s'être fait gâter avec une crème glacée, une barbe-à-papa ou un chocolat chaud? Pourquoi ne pas tenter de rendre plus agréable l'expérience face aux carottes, à la bette-à-carde et aux pois chiches?
J'admire les Italiens, les Indiens, les Chinois, les Japonais, les Mexicains (et j'en passe) pour leur réussite à cet égard. Pour chacun des ces peuples, il existe un rituel face à la préparation, la consommation et le partage de la nourriture qui transforme chaque simple repas en une fête. La nourriture n'a pas besoin d'être compliquée, mais on met toujours des aliments de qualité de l'avant: une tomate fraîchement cueillie, des oeufs frais, une aubergine qu'on a pris le temps de dégorger avec un bon sel de mer, un morceau de pain chaud nappé d'une huile d'olive de qualité, un fromage fin, une sauce longuement mijotée avec amour. Sans oublier les nombreuses herbes fraîches et épices qui peuvent relever le plus humble des plats de haricots, de riz ou de lentilles.
Lors de notre voyage de noces en Italie, mon mari et moi avons été frappés par la simplicité des mets qui nous étaient présentés: nous avons pourtant mangé certains des meilleurs repas dont je peux me souvenir. J'essaie donc de me remémorer mes expériences culinaires pour m'inspirer au quotidien dans la cuisine. Curieusement, j'essaie de simplifier mon approche et mes plats et je suis impressionnée du résultat.
Je vous mets donc au défi de manger simplement, mais de prendre le temps d'apprécier ce que vous mangez. Sous le soleil d'été, c'est certainement la meilleure chose à faire. Deux ou trois ingrédients mis à l'honneur et vraiment dégustés. Mmmm. Qui veut des crevettes de Matane?
mercredi 27 juillet 2011
Mon amour/haine pour les États-Unis
Je passe présentement la semaine à Pittsburgh avec ma fille et mon mari dans le cadre d’une convention de magie. Une semaine à Pittsburgh, voilà ce qu’il me fallait pour faire le point sur ma relation avec les États-Unis.
Je vais régulièrement aux États-Unis, ne serait-ce qu’une journée à Burlington ou un weekend à NYC lorsqu’on peut se le permettre. J’adore les États-Unis et son monde d’opportunité, le corporate America et milliers de produits géniaux et ridicules qui y sont disponibles en tout temps.
Les Twinkies, les Altoids à la cannelle, le Vitamin Water Zero, les 28 variétés de Reese’s Peanut Butter Cups, Macy’s, Saks et als, le New York Times, le cable television, les Starbucks à tous les coins de rue et les épiceries Whole Foods dont la seule pensée me rend mélancolique lorsque je reviens à la maison…
Les É-U sont certainement The land of opportunity – l’opportunité pour le vendeur et l’acheteur, pour le moins.
Ce qui me surprend le plus ici, au-delà des 50 saveurs de boissons gazeuses disponibles chez McDo – dont le Dr Pepper aux cerises diète, c’est la juxtaposition de réalités complètement opposées.
Il y a partout de nombreuses personnes obèses, mais je n’ai jamais vu autant de magasins de suppléments alimentaires. Dans un rayon de 5 kilomètres de notre hôtel à Pittsburgh, je peux aisément en compter une petite dizaine.
Le déjeuner typique de l’homme d’affaires on the go est généralement constitué d’un sandwich aux blancs d’œufs avec un Frappuccino au caramel extra-large ou encore un beigne double chocolat frosté avec une cannette de Coke diète. Je pensais sincèrement que ceci ne pouvait constituer un repas qu’en cas d’urgence pour un adolescent loin du domicile familial et de la cuisine de sa mère. Poqué. En lendemain de veille. Et encore…
Tous les événements auxquels j’assiste cette semaine nous fournissent un service d’interprète en langage des signes. Génial! Il est toutefois rare de trouver une chaise-haute dans un resto… Ce qui me pousse à me demander : aux States, y a-t-il plus de sourds que d’enfants?
C’est une autre des réalités étranges auxquelles je fais face et qui me rappelle qu’on est très chanceux d’habiter dans un pays libre et équilibré comme le Canada. Et dans une ville aussi riche de culture et de vie que Montréal.
Parfois, il suffit de quitter notre chez-nous qu’un instant pour réaliser à quel point nous y sommes bien. Et pour les Altoids à la cannelle, je peux toujours aller faire un tour chez nos voisins du sud quand j’aurai épuisé mes réserves.
Pour ce qui est de mon retour à la maison, par contre, ce n’est que partie remise. Je n’ai qu’une journée de répit et je reprends la route pour une semaine en Gaspésie avec ma fille et ma meilleure amie. C’est une première fois pour moi dans ce coin de notre province et j’ai bien hâte d’en découvrir toutes les richesses. Je vous donne des nouvelles de mes trouvailles dès mon retour!
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