vendredi 11 octobre 2013

De retour de l'abîme!


Non, non, je ne suis pas perdue dans les limbes, mais plutôt dans le brouhaha de multiples projets, dont l'illustration de mon premier livre - que Marc a écrit! -  qui sortira sous peu. J'ai bien hâte de vous faire part de tous les détails de cette merveilleuse aventure.

En attendant, nous nous préparons en grand pour l'Halloween à la Casa Trudel. Si j'ai le coeur sensible et que le monde de l'horreur n'est pas pour moi, j'ai tout de même une fascination quelque peu morbide pour l'univers fantastique qui est si bien représenté lors de cette fête. Je ne souhaite pas créer la peur ou la ressentir (si vous vous y risquez, je ne peux garantir que vos tympans ne s'en sortiront pas intacts!), mais je veux comprendre l'esthétisme derrière certains grands esprits créateurs qui font honneur à l'Halloween... à commencer par M. Burton, bien sûr.

J'aime ce qui est beau, ce n'est pas un secret. L'Halloween ne fait donc pas exception à la règle. Comme nous sommes aussi des gourmands, nous avons entrepris de créer des biscuits d'Halloween cette année. Inspirés des biscuits au gingembre de Noël, cette recette est plus relevée et, franchement, nettement meilleure. Si vous êtes comme moi, vous adorez confectionner et, surtout, décorer vos bonhommes en pain d'épice, mais vous n'en mangez jamais. Cette version lugubre vous convaincra du bien fondé de la partie dégustation du travail. Pour ma part, j'ai dû faire part de retenue après en avoir mangé quelques uns, mais je me suis tout de même assurée de goûter à un bonhomme, un fantôme ET une citrouille! Ils sont plus tendres que les traditionnels biscuits aux épices et ils ont une savante combinaison de chocolat, de cannelle et de piment de Cayenne qui leur confère un goût plus complexe et mature, mais qui plaît encore aux enfants (rien qui ne traverse les papilles, soyez sans crainte! Même notre Pénélope de 13 mois en a raffolé).


Squelettes, fantômes et autres créatures en pain d'épice chocolaté
  • 1/2 tasse de beurre ramolli (j'aime bien utiliser le substitut de beurre Earth Balance aussi, car je peux l'utiliser tout droit sorti du frigo, ce qui est parfait quand j'oublie de tempérer mon beurre!)
  • 3/4 tasse de sucre
  • 1 oeuf
  • 1/2 tasse de mélasse (j'utilise de la mélasse blackstrap ou sombre, mais de la mélasse de fantaisie fait aussi l'affaire)
  • 3 tasses de farine tout-usage (non blanchie, de préférence)
  • 3 c. à table de cacao
  • 1 c. à thé de bicarbonate de soude
  • 1 c. à thé de cannelle moulue
  • 1/4 c. à thé de cayenne
  • 1/2 c. à thé de poudre à pâte
  • 1/2 c. à thé de sel
  1. Au mélangeur, montez le beurre et le sucre en crème.
  2. Ajoutez l'oeuf et la mélasse et mélangez un peu plus.
  3. Tamisez le reste des ingrédients, puis incorporez graduellement le tout aux ingrédients humides.
  4. Réfrigérez la pâte un minimum de 2 heures.
  5. Roulez la pâte à environ 3 mm d'épaisseur et coupez des formes avec vos emporte-pièces. 
  6. Cuisez-les aux four pour 6 minutes à 350°F, puis laissez les biscuits refroidir avant de les décorer.


J'ai utilisé une combinaison de glaçage acheté et de colorants alimentaires. N'hésitez pas à en faire autant. Je vous lève mon chapeau si vous faîtes voter glaçage maison (ce que je fais souvent, mais tout le monde est humain!). Si comme moi, vous choisissez la route aisée, rassurez-vous quand même dans votre statut de dieu ou déesse du foyer et, surtout, accueillez ouvertement tous les compliments de votre famille et de vos amis devant vos créations.

Elle en a partout notre décoratrice!
  



Je vous tiens informés de nos préparatifs... et de notre costume familial! Et vous? Comment comptez-vous vous déguiser?


mardi 17 septembre 2013

¡ Feliz Cumpleaño Penelope!

Quelque part dans mes souvenirs se cache une photo de ma mère dans un verger, en train de cueillir des pommes avec moi confortablement installée sur elle dans un porte-bébé. Même si j'étais bien trop jeune pour me souvenir de cette journée précise, cette image de ma mère et moi est gravée dans ma mémoire. D'aussi loin que je peux me souvenir, je me suis dit que je ferais de même avec mes enfants.

L'an passé, alors que notre Pénélope n'avait que quelques jours, nous nous sommes rendus aux pommes en famille et avec des amis. Je me souviens alors m'être dit qu'il faudrait dans les années qui suivent poursuivre la tradition pour aller cueillir des pommes tous ensemble... et que l'anniversaire de notre fabuleuse coconut serait l'occasion rêvée pour le faire.

D'ailleurs mes souvenirs heureux sont souvent associés à la nature et à la nourriture. Notre première fille est née le 30 juin: en pleine saison des fraises: pour moi c'était mon bébé-fraise. Quand j'ai su que notre deuxième fille naîtrait en septembre, j'ai tout de suite pensé que j'aurais un bébé-pomme... un bébé qu'on fêterait aux pommes.

Pour l'anniversaire de Pénélope, nous nous sommes donc rendus à Compton, au Verger Gros-Pierre, pour cueillir des pommes avec notre famille et nos amis. On connaît les propriétaires du verger, puisque Marc y avait déjà travaillé et nous y avons été accueillis en rois pour fêter notre petite princesse.




 

 



 

Notre Pénélope adorée a 1 an! Alors que j'écris ces lignes, notre petite passe sa première nuit à l'extérieur de notre maison. Elle est dorlotée par sa mamie (qui nous permet de passer un premier dodo non-interrompu depuis 1 an!- merci maman!).

Je suis émue et j'ai la larme à l'oeil. Pénélope, tu as tant changé depuis un an... mais je sais aussi que ce n'est que le début. Chaque jour, nous te découvrons davantage et la personne qui se manifeste devant nous m'impressionne beaucoup. Tu es merveilleusement allumée et perspicace. Je m'étonne à te voir aller, tant sur tes petits pieds agiles, que dans ta tête qui analyse et qui comprend tout. Ton bonne humeur est débordante et tes sourires et tes câlins me font le plus grand bien. Merci ma belle Pénélope d'être dans ma vie. Je t'aime plus que le vent qui souffle en tempête!

Mamina xxx


mercredi 21 août 2013

Vitesse de croisière

J'ai la vague sensation de vivre en ermite. Vivre avec de jeunes enfants, ça met un frein à une vie sociale et un moratoire sur les folles sorties de soirée. Le soir est donc, plus souvent qu'autrement, passé à la maison. J'ai longtemps résisté que notre vie prenne cette direction suite à la naissance de Lili-Rose, mais je me suis ensuite aperçue du tout le bien que le cocooning pouvait offrir à notre famille.

Avant d'avoir des enfants, mon chum et moi rentrions rarement avant 21 heures à la maison, de semaine, et bien passé les petites heures du matin, le weekend. Marc est magicien. On vit dans le monde du spectacle. C'était un train de vie auquel nous nous étions habitués... Pour moi, les magasins, les restos... tout fermait toujours trop tôt à mon goût. J'étais d'ailleurs une habituée de la pharmacie 24h à quelques minutes de chez nous. Quoi de mieux que d'aller bouquiner à 1 heure du mat' après tout!

Au début, lorsque notre aînée était bébé, nous l'amenions partout, tout le temps. Elle dormait là nous étions: chez des amis, au resto, dans les coulisses d'un théâtre. Puis, elle grandit et commença à faire des siennes lorsque l'heure du coucher arrivait. Nous avons surmonté l'épreuve de la mettre au dodo dans de nombreux lits, au péril de notre santé mentale (et de nos relations sociales, soyons francs! Je m'épate que certaines personnes soient restées nos amis, d'ailleurs!).

Puis, lors de ma deuxième grossesse, j'ai cédé à l'idée de m'encabaner. Mon corps était fatigué et mon esprit cherchait à se familiariser à l'idée d'avoir deux enfants dans notre vie. C'est d'ailleurs à ce moment que notre plus vieille s'est mise à être I-N-C-O-U-C-H-A-B-L-E. Je veux dire que, pendant presque 6 mois, nous avons oscillé entre laisser notre fille capoter dans son lit 2 à 3 heures par soir et passer de 2 à 3 heures tous les soirs à accompagner notre fille dans son sommeil. Nul besoin de vous dire que la seconde méthode s'est avérée notre choix : tant qu'à passer du temps à gérer le sommeil de quelqu'un d'autre, autant le faire dans l'harmonie, fut notre raisonnement.

Mmmenfin! Nous sommes venus à bout de cette épreuve... puis un bébé est entré dans notre vie.

Pénélope a maintenant presque un an (ayoye!) et elle ne fait toujours pas ses nuits. Ce que j'entends par là, c'est qu'elle ne dort jamais plus de 3 heures de suite et qu'elle se réveille en moyenne 3 fois par nuit.

Qu'est-il arrivé de mon désir de sortir pour m'éclater toute la soirée? me demanderez-vous.

Ben, ça là.

J'espère parfois que cet élan de faire la fête reviendra un jour. Que je voudrai me réabonner au théâtre. Que les concerts ne seront plus que de vagues souvenirs de jeunesse. Que je contemplerai de nouveau l'idée de réserver un restaurant 3 mois d'avance pour une table à 21 heures.

En attendant, j'accepte mon sort. Les soirée en pjs sont plutôt confortables et mon cerveau commence à se réapproprier la capacité de lire un livre. Un petit verre de Syrah et un bon roman sont donc mes nouveaux amis de fin de soirée. That's how I'm cruisin' these days.

Quand à nos filles, je dois concéder que le train-train quotidien leur fait du bien. Entendons-nous, elles ne vont pas à la garderie, papa et maman travaillent à la maison et on est des artisssses!, alors le peu de stabilité qu'on peut leur apporter leur fait le plus grand bien. D'ailleurs, l'artiste en catharsis a dû prendre congé pour créer davantage de calme et d'harmonie. La plupart du temps, je me sens comme une artiste en hibernation. Les idées remuent dans ma tête nuit et jour et, une fois de temps en temps, j'ai quelques heures (ou minutes) à moi pour réellement créer. C'est dur de créer sur commande ainsi. Beaucoup plus dur que je ne pouvais le concevoir. La création était une autre de mes activités nocturnes, mais j'ai là aussi dû altérer ma vie pour le bien de tous. C'est un exercice auquel j'accepte de me livrer. Et il m'enseigne beaucoup sur la formation et la consolidation des idées puisque, lorsque je me lance enfin au travail... il ne faut pas que ça niaise.


Il m'arrive d'être frustrée de cette nouvelle réalité. Puis, comme par magie, je me souviens que ma fille de 3 ans était un petit bébé encore hier et que notre Pénélope ne sera plus un bébé très bientôt. Rien n'est permanent. Le moment que je vis sera bientôt chose du passé. Je choisis donc de passer mes soirées à endormir mes filles, puis à lire un bon livre (ou même un magazine trash) avec un verre de vin rouge.

Personne n'est mort en regrettant n'être pas assez sorti le soir.
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