lundi 12 décembre 2011

Dans un musée près de chez vous

Merci à vous tous pour vos bons mots après la publication de mon dernier article. Votre énergie fut contagieuse et m'a fait beaucoup de bien.

Pour continuer sur cette lancée positive et pleine de vitalité, j'aimerais vous proposer une activité qui en vaut la peine. Le Musée des Beaux-Arts de Montréal est pour moi un réel bijou que je me fais un devoir de visiter régulièrement. Avec la récente ouverture du nouveau pavillon d'art canadien (magnifique!) et la réorganisation du pavillon des arts décoratifs (instructif et intéressant), j'y suis allée quelques fois ce mois-ci.

Je n'avais pas prévu visiter l'exposition temporaire Big Bang... mais le visuel de l'affiche a attiré mon oeil et je n'ai pas regretté mon détour.


Dans le cadre des célébrations de cet automne, le Musée a souhaité rendre hommage à la créativité contemporaine en organisant une exposition pluridisciplinaire, aussi novatrice que fédératrice. Une manifestation gratuite et accessible à tous. Une vingtaine d’artistes renommés venant de plusieurs disciplines, ont carte blanche pour imaginer une installation avec pour seule condition de choisir une oeuvre de la collection ; pour la réinventer, la réenchanter. L’art inspire les artistes au-delà du temps. « Avec ce projet original, la collection du Musée devient un “open work” qui permet de justifier aujourd’hui la mission essentielle de l’institution : conserver les oeuvres d’hier qui inspirent les artistes d’aujourd’hui », commente Nathalie Bondil, directrice du Musée.
Parmi les artistes invités: Nancy Huston, Melissa Auf Der Maur, Pierre Lapointe, Renata Morales, Michel Rabagliatti, Denys Arcand, Marie Chouinard, et j'en passe. 

Allez-y surtout pour l'art mural de En Masse. Vous serez renversés. Big Bang est au Pavillon Jean Noël Desmarais du Musée des Beaux-Arts de Montréal jusqu'au 22 janvier. Ne manquez pas ça!

lundi 5 décembre 2011

La solitude d'une mère

Je me considère très heureuse dans ma vie et relativement accomplie. J'ai un mari exceptionnel et une fille extraordinaire en pleine santé. Que demander de plus.

Je suis toutefois atteinte du syndrome de la solitude, syndrome qui semble atteindre particulièrement les mamans de ce monde.



Lorsque j'étais enceinte, j'ai lu plus d'un livre qui avertissait les futures-mamans de s'assurer d'être bien entourées et de participer à des activités de groupe après la naissance de bébé. J'ai suivi les conseils, je suis allée dans de nombreuses activités de nouvelles mamans - activités où personne ne se parle soit dit en passant - à part celles qui arrivent ensemble. Je suis allée à des cours de natation, des ateliers sur l'allaitement, des cours de yoga avec bébé. Des amies mamans... je ne m'en ai pas fait. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé.

J'ai malgré tout échappé à la dépression post-partum que je craignais tant. Ma famille étant à mes côtés et mon mari étant très présent.

Mais ce soir, comme il m'arrive plus ou moins régulièrement, je me sens seule. Car depuis que je suis maman, il s'est produit une espèce de shift qui m'a fait transiger de la personne qui a besoin d'aide et de soutien à celle qui offre l'aide et le soutien à un nouvel être. (Cette transition a aussi pour résultat qu'en entrant dans une pièce, on dira toujours bonjour à votre enfant avant vous. Il peut même s'écouler quelques minutes avant qu'on vous remarque... certains ne vous remarqueront jamais d'ailleurs! )

Je ne crois pas être la seule maman affligée de ce sort, mais j'ai l'étrange impression que j'en reste prisonnière parce que je ne suis pas retournée au travail après un an: mon travail est à la maison et je n'ai pas de collègues de travail autre que mon mari qui, lui, doit souvent quitter le domicile pour travailler à l'extérieur.

Le féminisme nous a beaucoup libéré et nous a permis de nous accomplir professionnellement. Génial! Par contre, nous en avons plus sur les épaules que jamais. Et nos grands-mères avaient toutes un réseau de femmes sur lesquelles elles pouvaient se fier si elles avaient besoin d'une gardienne ou encore si elles voulaient faire des conserves ou du tricot en bonne compagnie.

Je ne dis pas vouloir revenir là. Non. Mais je trouve difficile de connecter avec d'autres femmes de mon âge, car il y a souvent peu d'occasions de le faire et il y a un monde qui nous sépare. Mon mari et moi étant artistes, notre vie est non conventionnelle. Il travaille les soirs et le weekend à gagner sa vie à faire piger des cartes et apparaître des pièces de monnaie. Je ne sais même plus comment décrire mon travail. Notre horaire est tellement chaotique que, lorsque j'ai enfin l'occasion de passer du temps avec une amie, je me vois contrainte à refuser parce que nous sommes à l'extérieur de la province. Si nous voulons recevoir à souper, nous devons nous rabattre sur la semaine, parce que notre gagne-pain se fait principalement les vendredi et samedi soirs. Vous en connaissez beaucoup des gens qui veulent venir souper le mardi?

Alors voilà, j'ai choisi de vous exposer ma solitude, car je trouve anormal et aussi malsain que nous en soyons rendus là. Et aussi parce que j'ai envie que vous me partagiez vos trucs pour vous sentir moins seuls et pour connecter avec les gens autour de vous. Laissez-moi des commentaires... sinon je serai vraiment seule!

jeudi 1 décembre 2011

Pour en finir avec le chocolat cheap!

Dans une autre vie - quand j'enseignais - il était important pour moi de célébrer l'Avent avec mes élèves.

Dès que j'écrivais Avent au tableau...

- Madame, vous avez fait une erreur! me disait-on.

Oui, oui, Avent avec un "A" majuscule et un "e". L'Avent étant le décompte chrétien marquant l'arrivée de Noël, il est de moins en moins célébré - au Québec, du moins. Et, à part un ou deux élèves qui me demandait si cela avait un lien avec les petits calendriers avec des bonhommes de Cars ou Dora the Explorer qui cachent des chocolats de qualité douteuse (un amalgame de sucre, de cire et de colorant), pas un élève ne savait ce qu'était que l'Avent!

Je me souviens avoir reçu certains de ces calendriers étant jeune, mais ce dont je me souviens davantage, c'est le calendrier maison que ma mère remplissait de petites surprises, de mots d'amour et d'invitations à des sorties en famille.

Si la qualité du chocolat des calendriers commerciaux laisse à désirer, pourquoi se priver de cette petite surprise quotidienne? Que se cache-t-il derrière la fenêtre d'aujourd'hui? Aurais-je droit à une petite ou une grosse gâterie?

À l'image du calendrier que ma mère remplissait chaque année, j'ai donc construit un calendrier de l'Avent à l'aide de quelques enveloppes, de la corde et des pinces à linge. Voici le résultat:







Chaque jour, il y a un petit message avec une surprise ou un mot d'amour destiné à mon mari et à ma fille. Parmi ces surprises? Une visite au Père Noël, une marche en famille, un souper en tête-à-tête avec mon mari, la lecture d'un conte de Noël, un chocolat peut-être aussi... Sky is the limit! Et ce qui est génial, c'est que cela nous pousse à prendre du temps en famille et à échapper au chaos qui est le sous-produit des préparatifs des Fêtes.

L'Avent commence aujourd'hui. Pourquoi ne pas fabriquer votre calendrier et profiter de l'occasion pour vous ressourcer avant Noël? Votre famille et vous le méritez bien!
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